Outdoor 08 Février 2017 Retour à la liste
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Expéditions en Antarctique pour le masque Aerospace.

Nous avons reçu à une semaine d'intervalle deux témoignages d'aventuriers partis en exploration en Antarctique. Prenez une petite laine, vous allez avoir froid à la lecture de l'article !

Expéditions en Antarctique pour le masque Aerospace.

Le Super Flow System au pôle sud Sébastien Lapierre et Eric Philips

Sébastien Lapierre est pompier de métier, mais surtout aventurier. Le canadien a relevé un défi un peu fou qu'aucun de ses compatriotes n'avait fait auparavant. Pour son premier "voyage" en Antarctique, il a passé 42 jours entre le 28 novembre 2016 et le 9 janvier 2017, seul sur le continent glacé avec une température moyenne de -30°c. Pour se lancer dans ces expéditions il faut y aller en "été" (ce qui correspond à la saison d'hiver dans l'hémisphère nord) car le soleil ne se couche quasiment pas. Autrement en hiver, là-bas, c'est le grand noir.

Vous retrouverez aussi en bas d'article un témoignage d'un guide Australien, Eric Philips, qui s'est aussi rendu au pôle Sud, le point commun avec Sébastien Lapierre ? Il portait un masque Aerospace.

Les deux aventuriers se sont d'ailleurs sans le vouloir rejoint au pôle sud (géographique) en même temps. Comme quoi le monde est très petit même après 42 jours en solitaire!

 

Julbo : Salut Sébastien, explique-nous l’expédition que tu as faite ?


Sébastien Lapierre : Il s'agissait de rejoindre le pôle sud à ski, en solitaire et en complète autonomie, c'est-à-dire sans ravitaillement et à la seule force de mon corps. J'ai parcouru près de 1200km, débutant au niveau de la mer et terminant à une altitude de plus de 2800m.

 

Combien de temps de préparation une expédition comme celle-ci demande-t-elle ?


J'ai travaillé sur le projet environ 3 ans. Ça peut sembler beaucoup, mais je devais composer avec le travail et la famille et au final, je crois que ce fut très payant de mettre autant de temps dans ma préparation.

Ensuite sur le terrain tout se joue au mental. Il faut réussir à se concentrer sur le positif pour continuer à avancer.

 

Logistiquement parlant, tu étais en autonomie ? Qu’avais-tu pris avec toi ?

Étant en autonomie complète je ne disposais d'aucun ravitaillement. J'avais donc beaucoup de nourriture et de carburant pour faire fondre de la neige. Au départ, mon traîneau avoisinait les 110 kilos. La moitié de ce poids étant de la nourriture et du carburant. Le reste du poids étant l'équipement de camping (tente, sac de couchage, articles de cuisson, matelas de sol...) les vêtements (très peu de rechange)et l'électronique (GPS, appareils photo et vidéo, balise de détresse, panneaux solaires...)

 Julbo Aerospace Antarctique

Pour Eric Philips (photo) et Sébastien Lapierre les skis sont leur moyen de locomotion

 

Pour dormir comment t’organisais-tu ?

Le sommeil est très important afin de récupérer, mais il est difficile de bien dormir. Le principal obstacle à une bonne nuit de sommeil était le vent. Celui-ci souffle de façon irrégulière ce qui fait "claquer" la tente. Toutefois, le soleil brillant 24/24h, il se créait un petit effet de serre dans la tente, rendant la température plutôt agréable lors des journées sans nuage. Il m'est même arrivé de me réveiller car j'avais trop chaud !!

 

Comment t’orientais-tu ? A la boussole droit vers le sud ?

J'avais une boussole mais aussi un GPS. Lors des journée de "whiteout" (aucun contraste et aucune visibilité) je m'orientais grâce à ma boussole montée sur un harnais. De cette façon je skiais en regardant constamment ma boussole. Mais en temps normal je suivais un cap sur mon gps. Contrairement à ce qu'on peut penser, je ne pouvais pas me diriger "plein sud". Certaines zones étant parsemées de crevasses que je devais éviter le plus possible. Il m'arrivait donc de faire de petits détours pour éviter ces zones.

 

Avec ces températures glaciales, la vie n’est pas la même, est ce qu’il y a des choses que l’on fait normalement tous les jours que tu ne peux pas faire là-bas à cause du froid ?

Disons qu'avec ce froid tout devient plus compliqué. Chaque petit geste doit être pensé et surtout tout doit se faire avec des mitaines ou des gants. Je perdais ainsi beaucoup de dextérité ce qui fait que la plupart des tâches prennent beaucoup plus de temps.

 Julbo Aerospace

Sébastien touche son but !

 

As-tu des anecdotes particulières ?


Après environ 2 semaines, j'ai été surpris par un blizzard. À partir du moment où je l'ai vu arriver à l'horizon, il n'a fallu que quelques minutes avant qu'il soit sur moi. J'ai dû monter la tente dans ce vent, en gardant à l'esprit qu'une erreur serait alors fatale. Pourtant je me souviens d'avoir sourit alors que je prenais du plaisir relever ce nouveau défi, cela m'avait surpris ;)

 

Les lunettes et le masque Julbo utilisés pour cette expédition :

J'avais les lunettes Explorer 2.0 avec un verre Spectron et le masque Aerospace avec un écran Zebra Light. Je dois dire que j'ai été très agréablement surpris par le système de ventilation des Aerospace. Je n'ai eu aucun soucis de fonctionnement de l'écran photochromique, même par ces températures.

 

 

Le témoignage qu'Eric Philips nous a envoyé:

"Je reviens de l'Antarctique pour la dixième fois que j'atteins le pôle sud. J'ai ouvert une nouvelle route dans les montagnes là bas. J'ai passé beaucoup de temps sur ce continent rigoureux, c'est l'environnement le plus exigeant et éprouvant qui existe sur terre. Lors d'une longue expédition à ski par -30°c aucun compromis n'est acceptable pour la protection des yeux et la qualité de la vision. Je n'ai jamais trouvé de masque qui ne prenait pas la buée ou qui ne transformait pas celle ci en glace... jusqu'à maintenant.

Le masque Julbo Aerospace avec le Super Flow System est révolutionnaire dans son desgin, son efficacité m'a été prouvée immédiatement, je n'ai pas eu de buée ni de formation de glace. Laissez moi vous expliquer pourquoi cela est si important. En Antarctique quand la buée se forme sur l'écran du masque, elle gèle. Et tu auras beau gratter tu n'arriveras pas à la retirer. Il ne te restera plus qu'à attendre d'être sous la tente pour enfin voir clair. Pendant ce laps de temps, tu deviens aveugle. Pour un guide c'est inacceptable. Grâce au déport vers l'avant de l'écran du masque Aerospace, un flux d'air se créé et laisse passer la condensation d'eau que j'expire de par ma respiration et je vois parfaitement clair.

Je retourne en Antarctique l'an prochain, le masque Aerospace est déjà dans la valise !"'

Julbo Aerospace

Eric Philips et ses clients, le selfie de l'arrivée !


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