Ski cross 10 Décembre 2015 Retour à la liste
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Stéphanie Joffroy, reine du système D

La skicrosseuse franco-chilienne vient d’intégrer le team Julbo. L’occasion de découvrir la carrière mouvementée d’une skieuse qui ne vit qu’en hiver !

Stéphanie Joffroy, reine du système D

Stéphanie Joffroy ne connaît pas l’été. Née à Santiago du Chili d’une mère Chilienne et d’un père Français, elle partage son temps entre ses deux pays de sang depuis son plus jeune âge. Avec ses trois sœurs, la grande brunette aux yeux foncés enchaîne les saisons de ski sur les pistes de Valle Nevado l’été et celles d’Orcières Merlette (Hautes-Alpes), l’hiver.

À 14 ans, alors qu’elle est scolarisée aux ski-études de Barcelonnette, un problème de croissance  au niveau du dos perturbe ce rythme de vie basée sur la glisse. La maladie de Scheuermann la contraint à mettre le ski entres parenthèses pendant deux ans : « C’est peut-être parce que je skiais beaucoup pour mon âge que ce problème de cyphose s’est manifesté », confie-t-elle avec le recul. Une fois les choses rentrées dans l’ordre, la skieuse de 24 ans reprend le chemin de l’entraînement. Après deux années loin des piquets, elle a du retard et aucune structure. Le retour est rude, les repères différents mais Stéphanie s’accroche jusqu’à être invitée par la fédération chilienne sur des stages et des compétitions.

En 2009, elle prend part aux Championnats du monde de ski alpin de Val d’Isère sous les couleurs sud américaines. Même si les résultats ne sont pas ceux escomptés, c’est déjà une récompense.

 

En 2011 sa carrière de skieuse prend une autre direction lorsque Jorge Mamdru, son entraîneur de Valle Nevado, lui propose une nouvelle aventure : le ski cross. Stéphanie s’entraîne, progresse avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de Sotchi. Le manque de moyens et le côté confidentiel de la discipline au Chili la conforte dans sa capacité à cultiver le système D. Stéphanie obtient sa qualification pour les Jeux Olympiques deux semaines avant l’événement : Un soulagement pour celle qui, jusque-là, se rendait seule sur les compétitions, devant tout gérer de la logistique, à l’entretien des skis.

Une fois en Russie, devenue centre du monde pour l’occasion, Stéphanie se libère et atteint les quarts de finales. C’est là, devant les téléspectateurs du monde entier, qu’elle chute lourdement en essayant de doubler celle qui la précédait. La course est interrompue, les caméras braquées sur elle. Les commentateurs ont peur pour son genou. Et ils ont raison. Verdict : rupture du ligament croisé droit pour la jeune fille. S’en suit une longue période de rééducation et une année de complications. « J’avais toujours des douleurs et des gênes, les médecins ne comprenaient pas pourquoi », se souvient-elle.

L’été dernier, un médecin chilien a fini par trouver la cause des douleurs. Soignée par des infiltrations naturelles, elle a pu passer un cap et retrouver le chemin de l’entraînement sous le regard de Marion Josserand, la médaillée olympique retraitée de Vancouver, qui est devenue sa coache.


À l’image de sa carrière de skieuse, le retour au plus au niveau de Stephanie Joffroy n’est pas de tout repos. Stéphanie devrait retrouver rapidement le chemin des coupes du monde et continuer ce qu’elle n’a pas eu le temps d’achever sur la piste de Sotchi quelques années auparavant.

Et paraît-il, ce qui ne tue pas finit par rendre plus fort !



Son actu

La franco-chilienne refera son apparition sur les listes de départs de la coupe d’Europe de ski cross de Val Thorens, du 17 au 19 décembre. La suite du programme évoluera en fonction de ses sensations et de ses douleurs. L’objectif de la skieuse est de réintégrer le circuit coupe du monde le plus vite possible. Parallèlement, Stéphanie poursuit un Master 2 de préparation physique et réathlètisation à l’UFJ de Grenoble.


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