Voile 24 Février 2017 Retour à la liste
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Vendée Globe 2016-2017 - les skippers sont tous à la maison

Nous avions 5 skippers engagés sur la course en solo autour du monde. Tous sont partis le 6 novembre 2016 des Sables d'Olonne. 4 ont réussi leur tour du monde. 1 a du abandonner à cause de casse matérielle.

Vendée Globe 2016-2017 - les skippers sont tous à la maison

Alan Roura une seconde après le passage de la ligne d'arrivée. A 23 ans il est le plus jeune skipper à avoir gravit l'Everest des mers. "Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années" - Corneille

 

Ce vendredi 24 février 2017, aux Sables d’Olonne, Romain Attanasio a franchi la ligne d’arrivée du Vendée Globe, la plus mythique des courses à la voile. Une aventure grandeur nature, autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance. Il est le quatrième et dernier skipper Julbo à boucler la boucle de cette huitième édition, plus d’un mois après le triomphe d’Armel Le Cléac’h.

 

Au gré des vents, aux quatre coins du globe, « bercés » par la houle de l’océan Atlantique, de l’Indien et du Pacifique, éloignés de toute terre, ils ont été seuls à bord, seuls face à eux-mêmes, avec l’horizon à perte de vue, durant des semaines entières. Les yeux protégés par leurs lunettes Julbo équipées de verres polarisants et photochromiques, spécialement développées pour la course au large, ils ont défié les éléments, affronté les tempêtes, surfé sur des vagues hautes de plusieurs mètres, lutté contre les températures polaires, tutoyé les baleines et joué les MacGyver des Mers... Ils nous racontent une partie de leur récit, après plus de 40 000 kilomètres de circumnavigation planétaire.

 

Impressions des skippers à leur arrivées.

 

Armel Le Cléac’h 1er en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes : « Je réalise que j’ai fait quelque chose d’énorme. Nerveusement c’était dur à vivre parce qu’Alex (ndlr Thomson, son dauphin) revenait à chaque fois ! Je me suis fais violence, je suis allé très loin dans mes ressources. Avec mon bateau, on s’est battu jusqu’au bout. Je remercie mon équipe, ma dream team, et tous les gens qui ont cru en moi. Je la voulais tellement cette victoire... Voilà, c’est fait ! C’est un projet de dix ans, dix ans de ma vie. Je suis très heureux. »

Armel Le Cléa'ch

Armel Le Cléach à l'arrivée, du grand art


Arnaud Boissières (La Mie Câline), 10e en 102 jours : « Il n’y a de plus belle course que celle-ci. Cette dixième place, je la vois comme une victoire. J’étais moins entrainé que lors des deux dernières éditions, c’était peut-être plus dur, mais on l'a fait ! Je termine mon troisième Vendée Globe, c’est une joie immense. Cette arrivée est la plus belle. Cette course m’a procuré des sensations que je n’ai jamais ressenties auparavant. Ça me plait bien, même s’il ne faut pas oublier tous les moments de galère. J’ai pleuré, de rage, de désespoir. Mais derrière chaque problème, il y a un arc-en-ciel qui arrive. Rien que pour ça je veux y retourner. Le formidable accueil dans le chenal prouve que le Vendée Globe c’est aussi du partage. Et j’aime ça. »

 

Emotion vive pour Arnaud Boissière à l'arrivée. "Cali" boucle son 3ème Vendée Globe. Seul Armel Le Cléac'h partage cet honneur avec lui.

 

Alan Roura (La Fabrique), 12e en 105 jours : « Le Vendée Globe c'est l’aventure, la casse, les pleurs, les rires. Je suis parti avec un bateau fiable mais dur à naviguer. C’est un peu comme si j’avais fait le Paris-Dakar avec une 4L ! Ce n’est pas simple tous les jours parce que t’es tout seul. Même en prison tu vois des gens. Là, tu prends trois mois dans une cellule humide ! Il faut être cinglé, et à la fois c’est tellement bon. La solitude c’est aussi ce qu’on vient chercher. On ne s’invente pas marin. J’ai ramené le bateau aux Sables en gérant des situations de crise, et c’est ça la course au large. Douzième c’est incroyable. Mon premier Vendée Globe est fini et il y a une part de tristesse. J’ai envie de revenir et je vais me battre pour ça. »

Alan Roura qui célèbre avec toute son équipe, on aperçoit Arnaud Boissière sur la gauche, venu le féliciter

 

Romain Attanasio (Famille Mary - Etamine du Lys) 15e en 109 jours : Mon objectif était de terminer la course. J’ai eu une « vraie » expérience Vendée Globe, tu sais pas ce que tu vas trouver et c’est tout. Mais c’est bon pour moi « j’ai fini » le Vendée Globe. Je peux dire cela maintenant ! J’espèrais 95 jours, je pensais arriver le 5 février, j’avais un papier dans mon bateau avec cette date.Après j'ai rayé, j'ai mis 18 février, après 23 février... puis j'ai pas osé mettre le 24...!
Le Vendée... c'est un galère par jour. Tu es en permanence avec une épée de Damoclès, à te dire "mais qu'est ce qui va m'arriver" ?
Arrivé dans l'atlantique sud... patatras, je tape un truc...j’entends un bruit de carbonne qui se déchire et je vois mes 2 safrans flotter. La course avait changé à ce moment là, abandonner c’est le pire truc, ca laisse un sentiment horrible. Et puis le Vendée Globe ça se gagne ou ça se termine et j’avais pas beaucoup de chance de ratrapper Armel (rires)
C’est tellement intense, tout est démultiplié, les sentiments, les émotions surtout. Je me suis dit que si j’arraivais à finir, ça me servirait toute ma vie. Le Vendée ça n'a rien à voir avec les autres courses. C'est essayer de survivre, et d’arriver à revenir, c’est pas une course avec une ligne de départ et d’arrivée c'est une aventure...Celui là je voulais le finir, j’ai tout fait pour le finir ! Je voudrais en refaire un avec un bateau pour attaquer" 

romain attanasio

Romain à l'arrivée tout sourire

 

Un immense bravo à chacun d'entre-eux et à tous ceux qui se sont lancé dans cette aventure.

Retrouvez les meilleurs tweets de nos skippers préférés


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