Voile 03 Novembre 2016 Retour à la liste
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Vendée Globe Armel Le Cléac'h à la poursuite du Graal

Deuxième en 2009, deuxième en 2013... « Le chacal » repart à la quête du graal. Serein, le skipper de Banque Populaire VIII, ambassadeur du team Julbo, nous livre sa vision du Vendée Globe. Regard déterminé.

Vendée Globe Armel Le Cléac'h à la poursuite du Graal

Armel, on lit dans tes yeux une forme de zénitude. On t’a pourtant collé l’étiquette de grandissime favori. Comment gères-tu la pression ?

« Déjà, j’estime que je ne suis pas le seul à pouvoir gagner. J’ai ce statut auprès des bookmakers, mais on est une petite dizaine je pense à pouvoir prétendre à la victoire. Je suis relâché parce qu’on a bien travaillé avec toute mon équipe. On a eu de bons résultats avec le bateau cette année. Et puis avoir deux Vendée Globe derrière soi, ça aide. Je sais où je vais et autour de moi tout est parfaitement organisé. »

 

Dévores-tu la victoire du regard ?

« Je ne suis pas omnibulé par ça, même si c’est l’objectif. J’ai fait deux fois deuxième, donc c’est sûr qu’il sera difficile de faire mieux à part gagner... Mais je ne m’en fais pas une montagne. Un Vendée Globe c’est très dur, très long. Il y a tout à écrire. Je ne veux pas me prendre la tête, tout va se jouer pendant la course. Ce qui se dit avant, ce n’est que du vent. »

 

C’est comment un jour de départ du Vendée Globe ?

« Le jour J, c’est toujours compliqué à gérer. Il y a plein d’émotions qui se mélangent. On part pour un long moment, seul. Personnellement, je préfère dire au revoir à mes proches tôt le matin, dans l’intimité. Ensuite, sur le ponton, je salue le reste de ma famille, les sponsors, l’équipe qui reste à terre. Ça serre le cœur, c’est sûr. Le passage du chenal est un moment très fort, unique, propre aux Sables d’Olonne et à cet événement hors-norme. On voit cette foule énorme sur les quais, ces dizaines de milliers de gens venus pour nous encourager. On est pris par le stress, on sent cette boule au ventre. Même si ce sera "ma troisième fois", je crois qu’on ne s’habitude pas à ces choses-là. Et une fois le chenal franchi, je me concentre sur le départ, je rentre dans ma bulle. »

 

Il existe un lien fort entre toi et ton bateau...

« Oui, surtout que cette année on l’a construit avec Banque Populaire. Ce n’était pas le cas il y a quatre ans. On l’a imaginé de A à Z, il reflète donc en quelque sorte ma personnalité. Si tout va bien, on va passer du temps ensemble... On va vivre des moments agréables, d’autres plus compliqués. Il y a une relation forte entre nous deux, comme un cavalier avec son cheval. Je dirais que c’est plus lui qui va prendre soin de moi que l’inverse, parce que c’est lui qui va me ramener à bon port. Ce qui est sûr, c’est que sera ma dernière course à son bord. Je suis heureux de partir avec lui. On va essayer de finir en beauté ! »

 

On passe aux "questions bateau"... As-tu un plat lyophilisé préféré ?

« J’aime bien la blanquette de veau et les pâtes bolognaises ! Mais j’ai la chance d’avoir un plat sous vide par jour. La qualité est évidemment meilleure. »

 

Et quel est ton divertissement préféré à bord ?

« J’apprécie la lecture, plutôt au moment des repas. J’essaie de lire un chapitre, histoire de couper un peu, de souffler, de m’évader. J’ai lu le Seigneur des Anneaux durant mon premier Vendée Globe et le Hobbit lors du deuxième. Pour celui-ci, je ne sais pas encore ! »

 

Peux-tu nous parler de ta relation avec Julbo ?

« C’est un partenariat de longue date. La fidélité, ça compte beaucoup pour moi. Travailler dans la durée permet de créer des histoires, des échanges, de donner une dimension humaine. Julbo m’a toujours soutenu, dans les victoires comme dans les moments plus difficiles. Et puis les lunettes Julbo sont parfaites, techniques et légères.  Pour ce Vendée Globe, j’embarque notamment la Race 2.0. Il y a huit ans, j’avais le premier modèle... C’est une monture que j’aime beaucoup car je l’oublie quand je la porte ! Les produits ont bien évolué depuis que je fais partie du team. La marque prend en compte les retours techniques qu’on peut lui faire. Dans les situations de vent faible, les lunettes Julbo peuvent nous aider à lire plus facilement le plan d’eau, à distinguer les risées. Et puis la gamme est très complète, je crois que chaque marin y trouve son compte. »

 

Et pour finir, pourrais-tu décrire le Vendée Globe en un mot ?

« Le graal ! »

 

A 39 ans et pour sa troisième participation au Vendée Globe (2e en 2009, 2e en 2013) sur le bateau Banque Populaire VIII Armel est prêt pour le grand départ donné dimanche 6 novembre aux Sables d'Olonne.

3 heures et 18 minutes. C’est la goutte d’eau qui a séparé à l’arrivée Armel de François Gabart, vainqueur il y a quatre ans, après un peu plus de 78 jours de mer, record de l’épreuve. "Le chacal" - son surnom pour sa capacité à ne jamais rien lâcher - repart aujourd’hui à la quête du graal, à bord de son Banque Populaire VIII volant (équipé de foils). Marin d’exception, double vainqueur de la Solitaire du Figaro et de la Transat Jacques Vabre, deuxième de la Route du Rhum et vainqueur de The Transat, il rêve d’inscrire le Vendée Globe à son palmarès, avant de passer d’une à trois coques. Originaire du Finistère, Armel est méticuleux, précis, ultra rapide et souvent très inspiré dans sa stratégie. Et cette fois, plus que jamais, il a le regard déterminé. 


 

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