Voile 24 Novembre 2016 Retour à la liste
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Alan Roura n'a pas froid aux yeux !

Le skipper suisse de "La Fabrique" avance avec insouciance. Du haut de ses 23 ans seulement – du jamais vu ! –, Alan Roura s’élance pour son premier tour du monde. Le régard pétillant, c’est avec passion qu’il évoque son engagement dans le Vendée Globe et nous parle de sa collaboration avec Julbo. Le sourire jusqu’aux yeux, comme toujours.

Alan Roura n'a pas froid aux yeux !

Alan, tu es le plus jeune skipper de l’Histoire à prendre le départ du Vendée Globe. Comment gères-tu la situation ?

« Bien je pense ! Je suis quelqu’un de très calme, je ne me mets pas de pression inutile. L’équipe doit même me mettre des coups de pieds aux fesses parfois... Je ne me projette pas trop, je reste dans ma bulle, je profite chaque seconde du village. C’est surtout jusqu’ici que le projet a été compliqué à mener, car mon âge a pu mettre en doute ma crédibilité. Alors quand on trouvait mille balles (sic), on était tellement content qu’on avait presque envie de les dépenser dès le soir-même ! (Rires.) Aujourd’hui, je souffle, je respire. Je suis juste fier et heureux d’être là, je n’ai aucun stress. C’est déjà une belle victoire d’amarrer mon "Super Bigou" au ponton du Vendée Globe. »

 

Tu n’as donc pas d’appréhension particulière ?

« C’est un plongeon dans l’inconnu, c’est sûr, mais pour moi comme pour tout le monde j’ai envie de dire, car chaque Vendée Globe est singulier, a sa propre histoire. On ne peut rien prévoir à l’avance. L’éloignement avec ma famille ? Évidemment qu’ils vont me manquer, mais ça ne me fait pas peur. J’ai toujours beaucoup voyagé, il m’est déjà arrivé de partir pendant plus d’un an... »

 

Tu es Suisse, parlons de la course contre le temps... Te fixes-tu un objectif ?

« L’objectif sera bien sûr de finir, en moins de 100 jours pourquoi pas ! C’est un bateau de la même génération que celui sur lequel Michel Desjoyeaux a remporté le Vendée Globe 2000-2001, en 93 jours. Disons que seize ans plus tard je vais essayer de finir sur le podium du Vendée Globe 2000-2001 ! En tout cas, j’ai confiance en mon bateau. Il compte plus de 400 000 milles en course au compteur. Aucun autre du plateau n’a fait mieux. »

 

Question forcément bateau pour un skipper suisse : combien de kilos de chocolat embarques-tu à bord ?

« J’ai emmené 60 tablettes de 100g chacune... Ça fait donc six kilos. Si j’avance moins vite, on saura pourquoi ! »

 

Pour l’anecdote, tu as accrédité un "petit être" pas comme les autres sur le Vendée Globe...

« Oui, Louna ! Ce n’est pas la première fois qu’un skipper accrédite son chien, la dernière fois c’était l’Espagnol Javier Sanso. D’ailleurs, Julbo ne veut pas se lancer dans la lunette pour chiens ? Parce qu’avec ce beau temps aux Sables d’Olonne, on a essayé de lui mettre les miennes, mais elle a un drôle de nez ! »

 

 

Restons sur Julbo... Étant originaire de Genève, tu es géographiquement proche de la marque. Que t’inspire-t-elle ?

« C’est une marqué réputée qui a développé de très bons produits pour la pratique de la voile. Les lunettes nous permettent de nous protéger du soleil, du vent, des embruns et de mieux lire le plan d’eau. Les montures sont très enveloppantes, elles tiennent bien au visage. C’est important parce qu’on est souvent secoué à bord. Je suis donc très content de représenter Julbo. J’apprécie l’esprit de famille qui règne et la qualité de nos échanges. La marque est très à l’écoute de ses athlètes. »

 

Il n’y a pas que les lunettes... Tu es aussi un adepte du masque à bord, n’est-ce pas ?

« Oui, je m’en sers très souvent. C’est une protection agréable, qui offre un large champ de vision. Même si ce n’est pas étanche, c’est agréable à porter, très doux. Ça permet de garder les yeux grands ouverts quand tu es à l’avant du bateau, en train de te faire rincer. Plusieurs marins portent des casques intégraux avec une visière, mais le jour où j’en arriverai là je crois que j’arrêterai de faire du bateau ! Déjà que là j’ai l’impression d’être un skieur...

 

Pour finir, quel mot décrierait selon toi le mieux le Vendée Globe ?

"L'extase" 

 

Alan Roura en bref...

23 ans, première participation au Vendée Globe

Nom du bateau : La Fabrique

Son profil : 23 ans. Jamais un skipper aussi jeune ne s’est élancé au départ de cette course mythique qu’est le Vendée Globe. Mais Alan n’aime pas qu’on lui rappelle son âge ! Il aborde son premier tour du monde avec une tranquillité quasi déconcertante, heureux déjà d’amarrer son bateau au ponton des Sables d’Olonne et d’avoir remporté une éreintante course aux sponsors. Après une enfance paisible au bord du Lac Léman, c’est sur la houle de l’Atlantique et du Pacifique qu’il grandit. Véritable touche-à-tout et grand voyageur, le Suisse débarque en France en 2012. 11e de la Mini Transat en 2013, sur une coque de bois de 6,50 mètres de long, il est contraint à l’abandon sur la Route du Rhum l’année suivante. Un rêve s’est envolé. Un autre l’attend maintenant, encore plus grand...

Ses paires de lunettes Julbo : Wave, Whoops, Vermont Classic

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