Voile 02 Décembre 2016 Retour à la liste
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Arnaud Boissières reparti pour un tour

Septième en 2009, huitième en 2013, le skipper du monocoque "La Mie Câline" s’apprête à entrer dans le cercle très fermé des triples « tour-du-mondistes » ! Arcachonnais d’origine et Sablais d’adoption, « Cali » nous parle du Vendée Globe, de son bateau, de ses lunettes Julbo... et de son bébé qui vient de naître !

Arnaud Boissières reparti pour un tour

 

Arnaud, tu viens d’être papa, pour la deuxième fois. Comment gères-tu cette situation alors que tu pars pour un nouveau tour du monde ?

« Ça me booste ! Et cela donne une autre dimension à mon aventure, encore plus de valeur. C’est un peu pour mon fils que je le fais aussi. J’aurai de belles choses à lui raconter quand il sera plus grand. Il pourra être fier de son papa. Et il a déjà sa première paire de lunettes Julbo ! À peine né, Jérôme (ndr : Hervoir, représentant de la marque dans le grand ouest) m’a envoyé une jolie paire de Looping pour lui. »

 

Pourquoi repartir ?

« Pour dessiner une nouvelle histoire, écrire une nouvelle trace. Pour revivre des trucs intenses. Retrouver cette mer et ces lumières si particulières, notamment dans des endroits magiques comme le cap Horn. Et puis le Vendée Globe, c’est un défi technique car les bateaux sont complexes. J’y vais pour m’éprouver, me dépasser, me mettre dans le rouge, faire des erreurs mais me rattraper. »

 

Après deux belles places d’honneur lors des deux dernières éditions, quels sont tes objectifs cette année ?

« Finir déjà ! Un Vendée Globe c’est toujours un saut dans l’inconnu... Ça n’a rien d’anodin de faire un tour du monde. Mais oui, j’ai une ambition, celle d’arriver dans les dix premiers. Ce serait déjà pas mal, sachant qu’on est plusieurs à avoir des bateaux de même génération, à l’image de celui de Tanguy (de Lamotte). Ce sont des machines fiables. J’ai vite pris mes marques à bord du mien. C’est presque un demi-frère de celui que j’avais avant et c’est une belle évolution. En un an et demi, on a mine de rien beaucoup navigué tous les deux. On est prêt ! »

 

Lui donnes-tu un surnom ?

« Parfois je l’appelle "pépère" ! J’ai beau lui parler gentiment, il m’engueule parfois, quand je tire un peu trop dessus... Je sais qu’il est plus fort que moi, alors je le respecte. Il y a en tout cas un lien très fort, qui va se renforcer pendant ces trois mois en mer qui nous attendent. »

 

Tu es en quelque sorte "le local de l’étape". Tu es toujours parmi les plus acclamés lors du passage du chenal. Quelles émotions ressent-on à ce moment-là ?

« Ça prend aux tripes ! Tu as beau t’y préparer, c’est très émouvant. Le stress monte, en même temps que l’excitation. Il y a quatre ans, j’avais un journaliste à bord. En descendant du bateau, il a fondu en larmes... Ce sont des émotions très fortes. J’ai toujours été impressionné par la foule qui se masse de part et d’autre. Étant installé aux Sables d’Olonne depuis longtemps, les gens me connaissent davantage. On m’appelle souvent par mon prénom et parfois même par mon surnom (ndr : "Cali", en référence au dessin animé du poussin ronchon Calimero). Je me charge de tout cette énergie positive, ça donne une motivation supplémentaire. »

 

Place à la question bateau... On mange quoi à Noël sur un Vendée Globe ?

« Du foie gras, qu’on conserve sous vide d’ici là, et une bonne bouteille de vin rouge ! Un bon Bordeaux, avec un vrai bouchon, que je consomme bien sûr avec modération ! Sinon, en nourriture lyophilisée, je suis assez fan des pâtes à la carbonara. Et puis j’apprécie les bons petits déjeuners, les mini breakfast, surtout dans les mers du sud, quand il fait froid et que ça tape, ça donne le moral et la pêche ! »

 

En parlant de pêche... As-tu déjà pêché pendant une course, exception faite des poissons volants qui peuvent atterrir sur le pont du bateau ?

« Jamais ! J’ai essayé une fois lors d’un convoyage retour, mais ça allait trop vite. De toute façon, je serais un peu embêté pour préparer du poisson avec la cuisine que j’aie à bord... »

 

Et les lunettes Julbo, on y vient enfin... Que penses-tu d’elles ?

« Je les adore ! Ce sont des lunettes efficaces en termes de protection et elles ont un super look, sportif, dynamique, qui va dans le sens de mon projet. Je porte mes lunettes partout, tout le temps, le matin, la nuit, qu’il fasse beau ou pas. Je vis et je navigue avec mes Julbo ! Si elles ne sont pas sur mes yeux, elles sont sur mon front. Avant le départ, je les avais d’ailleurs sur le front lors d’une soirée avec les éleveurs de Challans. C’est à ça qu’on reconnaît un voileux ! »

 

Pour finir, comment décrierais-tu le Vendée Globe en un mot ?

« Énorme. »

 

Arnaud Boissières en bref...

44 ans, troisième participation au Vendée Globe (7e en 2009, 8e en 2013) Nom du bateau : La Mie Câline

Son profil : « Cali », comme il est affectueusement surnommé dans le milieu de la course au large, a attrapé le virus de la course au large le jour où son papa l’a emmené accueillir les héros des mers à l’arrivée aux Sables d’Olonne. Depuis, cette passion ne s’est jamais démentie. Après deux expéditions autour du monde à bord de son oiseau noir Akena Vérandas, Arnaud court maintenant sous les couleurs de la Mie Câline. Ça tombe bien, l’homme, souriant et déconneur, croque la vie à pleines dents. Tout juste papa pour la deuxième fois, il faudra encore compter avec lui, ses bonnes blagues, son franc parler et sa motivation intacte. Adopté par les Sablais, l’Arcachonnais d’origine rêve d’un nouveau top 10, voire mieux. Talentueux marin, il en a évidemment les moyens.

Ses paires de lunettes Julbo : Wave et Coast

 



 

Retrouvez les meilleurs moments Twitter de ce Vendée Globe aux couleurs Julbo


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