Trail running 15 Septembre 2017 Retour à la liste
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Quatre collègues dans le vent

Cette année nous avons eu quatre de nos collègues qui ont pris le départ de la course OCC (56km et 3500m de dénivelé positif) dans le cadre de l’Ultra Trail du Mont-Blanc.

Maud, responsable développement produit ; Stéphane commercial ; Sophie, commerciale et Flavien designer ont rallié la ligne d’arrivée à Chamonix. Pour Flavien c’était une formalité car il est habitué à l’UTMB (OCC en 2015, CCC en 2017), pour les autres c’était une première.

Nous les retrouvons affalés sur des canapés au lendemain de leur course, marchant maladroitement… Ils nous racontent autour d’un café leur course.

Quatre collègues dans le vent

 

Bonjour à vous 4, comment s’est déroulé cette journée particulière ?


Stéphane : Benjamin (le directeur marketing Julbo) nous a emmenés à Orsières pour le départ. Nous avions un chauffeur de luxe.
Sophie : L’ambiance au départ était électrique, presque l’heure de l’apéro. Les gens avaient sorti les tables et préparé du café, mêmes les écoliers du village nous faisaient une haie d’honneur !


Le départ est allé vite, non ?


Flavien : J’ai démarré vite je voulais éviter les bouchons des premières montées.
Stéphane : C’est passé vite dans ma tête, mais nous étions dans le peloton donc le rythme au départ n’était pas trop élevé. Par contre j’ai bêtement trop bu avant de partir. Je crois que j’ai dû m’arrêter au moins 10 fois en 15 kilomètres pour faire pipi. (rires)
Maud : On est resté ensemble jusqu’à Champex, Stéphane, Sophie et moi. Flavien on l’avait déjà perdu loin devant !

 


Ensuite passé Champex, comment avez-vous géré la course ? Vous arriviez à rester ensemble ?


Maud : Stéphane et moi étions plus ou moins ensemble, on se dépassait, se rattrapait, grosso modo on s’attendait pour les points de passage.
Flavien : Moi je suis allé à mon rythme. Je n’ai pas eu de moments trop durs, mis à part une hypoglycémie dans la montée de la Flégère. Je n’étais pas très bien. Je me suis forcé à faire une pause, à manger…
Sophie : Je suis contente de la façon dont j’ai dosé mon effort. Je ne voulais pas finir complètement sur les rotules.
Stéphane : Ah… les rotules… j’avais mal au genou dès Champex. J’ai couru dans quelques descentes mais j’ai vite compris ce que ne serait pas là que je gagnerais quoi que ce soit. J’en gardais sous la semelle pour les montées.

 

Pendant ce temps-là le reste de l'équipe Julbo s'affairait sur le stand au village des exposants.


La météo n’a pas trop joué sur vos nerfs, votre moral ?


Flavien : Oh tu sais… on était mouillé avant même de prendre le départ, donc bon…
Sophie : Être mouillé, ça va. Mais par contre quand on était dans le vent, là le ressenti n’était pas le même.
Maud : J’étais tellement concentrée sur mon objectif que bon… les conditions importaient peu.

 

L'arrivée de Flavien (on fera mieux pour le champagne la prochaine fois, promis...)

 


En parlant de concentration, qu’est-ce qui vous passait par la tête tout au long de la course ?


Stéphane : C’est l’occasion de faire de l’introspection. Tu réfléchis un peu sur toi-même. J’écoutais aussi pas mal mon genou, qui m’envoyait quelques signaux.
Maud : Ah non pas du tout, moi je me répétais « ça fait un an que je saoule tout le monde, famille, amis, collègues avec cette course… »… Alors j’étais vraiment focalisée sur le fait d’avancer. Pas le pilote automatique, mais je faisais mes petits calculs pour gérer tout ça. Je n’ai pas réussi à me relâcher et profiter à fond. C’est un peu dommage d’ailleurs.
Sophie : Pareil j’étais concentrée sur la course, le fait de vouloir arriver au bout, courir intelligemment… Bon j’avoue je me suis accordée des moments de relâche, surtout à observer les champignons aux bords des chemins. J’adore les champignons ! (fou rire général) Je pensais aussi beaucoup à ma famille, mes amis...
Flavien : Tu vois, tu as un poète et les sportifs ! Par moment, je me disais que j’étais un peu c*n et je me demandais ce que je faisais là.

 


Personne n’a songé à abandonner ?


Tous en cœur : Ah non jamais !
Stéphane : Tu sais, quand je vois l’engouement des collègues de Julbo, de tout ce qu’ils ont fait pour nous et cette course, je me disais que je n’avais pas le droit de laisser tomber. Je l’aurais tellement mal pris d’abandonner.
Maud : C’est clair, on en parle depuis tellement longtemps de faire cette OCC !
Sophie : Et puis tu as tellement de public qui t’encourage tout au long de la course, aux ravitos les bénévoles sont adorables. Franchement je suis arrivée à Vallorcine, un tenait mes bâtons, l’autre remplissait mes flasques et un troisième m’apportait à manger. On ne s’est jamais autant occupé de moi !
Flavien : A la Giète y’avait une cabane dans laquelle on devait passer. Et je ne sais pas ce qu’il s’est passé je me suis pris une poutre en plein front, je l’ai pas vue… Ça m’a bien sonné. J’ai dû attendre un peu pour repartir. Mais autrement non, je savais de toute façon à quoi m’attendre pour la course et je savais de quoi j’étais capable.

 

Pendant ce temps-là, alors qu'ils commençaient tous à en baver sous la pluie, le reste de l'équipe Julbo préparait la soirée "Thank God I'm Not Racing".


Et la fin de la course c’était comment ?


Flavien : Je visais 9h. J’ai mis 8h22, c’est une grosse perf pour moi, je suis vraiment content. Pour te donner une idée, y’a deux ans j’avais mis 2h40 de plus sur la même course… ! Je suis arrivé à 16h, il y avait un monde fou dans les rues pour faire du bruit. C’était énorme. J’ai eu droit au champagne de la part des collègues, du patron… !
Maud : La dernière descente de Flégère était longue, il commençait à faire nuit, il ne reste que 8 kilomètres, mais tu t’es farci toute la course avant… ! Mais les sentiers étaient de la vraie régalade. Je suis entrée dans Chamonix avec Stéphane qui commençait vraiment à peiner à cause de son genou, mais on tenait à arriver ensemble.
Stéphane : L’émotion de l’arrivée était tellement forte… il y avait tous nos collègues qui nous attendaient, le patron était là pour courir les derniers mètres… On a eu droit au champagne et tout. J’ai pleuré. C’était beau. Tous ces gens qui étaient juste trop contents pour nous.

 

L'arrivée de Maud et Stéphane (notez la belle amélioration pour le champagne!)

 

 


C’est vrai qu’avec les collègues nous étions tous sacrément contents. Vous pensez que dans d’autres sports les émotions sont aussi fortes ?


Stéphane : Tu sais le trail… on s’y identifie facilement. Les kilomètres on se les représente facilement, c’est une échelle que tout le monde connait, on a tous mis des baskets… Donc je crois qu’on se rend mieux compte. Si tu escalades un pic, tu pars à 2-3… tu reviens dans la vallée et tu dis « j’ai grimpé ça » peu de gens savent ce que c’est.
Sophie : Je crois que le partage devient plus facile quand les « règles » du sport sont faciles à appréhender.


Oui, on est capable d’imaginer ce que vous avez fait et ça nous a rendus très fiers. Bravo encore de la part de toute l’équipe. Vous repartez l’an prochain ?


Stéphane : Oui je repars !…
Maud : Non j’ai coché ma case. Je passe à autre chose.
Sophie : D’abord on récupère, après je réfléchis.
Flavien : Oui mais pas l’OCC… peut être la TDS ? Qui sait ?

 

 

Et ensuite toute l'équipe s'est retrouvée pour fêter cela à la soirée Thank God I'm Not Racing, parce que chez Julbo, nous sommes autant passionnés par le sport que par la fête !


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