Freeride 24 Janvier 2017 Retour à la liste
Partager sur Pinterest

Rancho EP#9 - L'enfer de Bellevarde

Carres affutées, éperons aiguisés, combinaison de l'équipe de France de ski alpin enfilée, Rancho se métamorphose dans le grand cirque blanc tout injecté de glace. Impressions avec Enak et son équipe.

Rancho EP#9 -  L'enfer de Bellevarde

@Enak, la Bellevarde c’est tout un symbole, explique nous pourquoi ?

Enak: Bellevarde, c’est l’enfer, ce n’est pas moi qui le dit ce sont les coureurs, les coachs, les dirigeants de la FIS et tant d’autres…

Ils essaient de faire de Bellevarde, face déjà Ô combien réputée difficile, la course la plus dure de l’hiver. Sur ce tracé on a 7/8 portes de mise en jambes et après on plonge dans un enfer incroyable. Je n’ai pas eu le sentiment de skier, mais juste de tomber, une sorte de lutte contre le vide ! Impossible pour moi de tenter une seule vraie courbe. Les skis prennent trop de vitesse, et je n’avais ni la force musculaire ni la technique pour contrer ces prises de vitesse ! Donc je savais pertinemment que si je skiais, ne serait ce qu’un virage à moins, de 200% d'engagement, je finissais dans les filets !

A rajouter la pression que j’avais sur les épaules de la FIS, de la FFS, à savoir que j’avais l'interdiction de tomber, car ici si tu tombes tu finis soit dans l’aire d’arrivée sur le dos, soit dans les filets…ce qui signifiait un arrêt de course, et donc un retard sur le LIVE…. La pression je vous dis, je l’ai sentie sur tous les fronts.

Et puis Bellevarde, c’est aussi Frank Piccard, une descente, un stade incroyable, une vue magnifique, bref, c’est l’enfer.

 

@Enak, apparement c’était un rêve de gosse ? Pourtant on est plutôt habitué à te voir rayer la poudreuse ! 

Enak : Même si mon coeur et ma vision de la vie tend plus vers le snowboard, je viens de l’alpin. Je n’ai pas réussi a être champion du monde en ski alpin, mais j’ai été au bout de moi même. On avait envie de montrer au grand public ce qu’est une vraie piste de coupe du monde, montrer la glace, montrer comme ces mecs sont des mutants ! On est tous plus ou moins bon en géant, mais sur neige douce…

Honnêtement, je pensais que j’etais un très fort skieur avant ce samedi matin 9H20 exactement, l’heure de mon départ…. 1 min 20 plus tard, je me suis rendu compte que je n’étais pas un très bon skieur, mais juste un skieur. J’ai aimé cette sensation de voir à quel point le sport de haut niveau est exigeant. Je fais le parallèle avec bien entendu toutes les autres disciplines, c’est ce que j’aime. D’ailleurs quand je regarde une épreuve de coupe du monde à la télé, je la regarde différement, et je prends encore plus mon pied, que ce soit en freeride, en alpin, en fond, etc. 

Néanmoins, j’aimerai tourner plus en freeride, car cela reste ma vision de la vie, mais les tournages "freeride" sont beaucoup plus compliqués à cause des conditions météorologiques. Quoi qu'il en soit, le plus important dans la vie, c’est de savoir d’où l’on vient !

 

Qu’est-ce que ce rugbyman vient faire là ? (A part te mettre la main aux fesses ?)

Enak : Je suis un grand fan de rugby, je fais partie de ces supporters fous qui partent voir les matchs avec la panoplie complète : drapeau, peinture sur le visage et maillot de l’équipe ! J’adore vibrer pour le sport.

Et surtout le rugby et le ski, sont très proches, ne me demandez pas pourquoi, je n’en ai aucune idée. Ce qu’il y a de sûr, c’est que si tu mets un skieur et un rugbyman dans un même univers, la connexion est faite. 

 

Comment Sylvain (l'ancien rugbyman du XV de France) s'est retrouvé chez SuperSize prod ? 

Enak : Sylvain n’a pas eu le choix ! Je voulais qu’il rejoigne l’équipe et il a foncé. C'est un grand fan de ski, à tel point qu'il a loupé une coupe du monde de rugby, à cause d'un accident sur les pistes…quand je vous dis que le rugby et le ski sont des sports très proches…

 

@Florent, tu joues le rôle récurrent de "Trompette"...  

Florent : J'apparais toujours dans les parties scénarisées. Je suis dans la tête de Rancho, je ne suis pas vraiment sa conscience mais plutôt la représentation de son ressenti au moment où j'apparais. Souvent au début tout va bien avec la chanson de la voiture assez enjouée qui ouvre l'épisode, et puis il y a des moments plus tragiques avec la "Marche impériale" ou encore un des thèmes les plus récurrents : "Non, je ne regrette rien"...

 

Curiosité, Il a un petit nom le blaireau ? Il est là parce qu’un des membres de la prod’ a une affinité particulière avec ces bêtes ? 

Thibault Gachet : Le blaireau a été acheté chez un taxidermiste de Seez : Nanar le roi du traquenard…Initialement on l’a choisi pour sa posture, il avait une position assez naturelle et facile à mettre en scène ; à l’inverse des animaux empaillés traditionnels qui sont toujours dans des positions étranges. Du coup, il a été adopté par l’équipe et on l’a appelé Gouigoui. Et au fur et à mesure des épisodes, il a pris une part importante dans la série jusqu’à donner son nom à un virage du championnat de France de descente. Il est très attachant, on lui doit beaucoup, par exemple, c'est lui qui a forcé Rancho à s'élancer du tremplin de saut de 90m de Courchevel. (cf Rancho EP#4 "110 au patin")


Sylvain Marconnet et Gouigoui sur le plateau télé

 

Une anecdote sympa pour les fans vis-à-vis de ce tournage ?

Thibault Gachet : Pour ce tournage on a vécu pas mal de moments sympas (comme à chaque fois).
Mais il faut bien avouer que quand Franck Piccard est arrivé au milieu des tribunes du Critérium habillé avec sa tenue des JO 1992 et qu’on lui a demandé de s’asseoir au milieu des spectateurs, c’était particulièrement marrant. Les gens présents étaient super contents de le revoir. Il est même resté avec eux jusqu’à la fin de la course pendant qu’on terminait de filmer les scènes. Il faut savoir qu’il a fait le déplacement depuis les Saisies juste pour tourner 2 scènes avec nous ! Il s’est prêté au jeu à 200% et on a vraiment rigolé.
Un autre moment fort était à la toute fin du tournage : on filmait une scène dans le restaurant et Sylvain devait mettre une claque dans le dos de Flo’ (Trompette). On l’a fait une première fois et j’ai demandé discrètement à Sylvain d’y aller un peu plus fort pour la deuxième prise. Résultat, la gifle a tellement résonné qu’il a été inutile de rajouter un effet sonore au montage et personne n’a pu s’empêcher d’éclater de rire devant le visage de Trompette qui souffrait en silence.


Enfin lors du repérage de la piste, je devais suivre Enak de loin avec un micro sans fil pour capter ses émotions. Une zone sur le bord du tracé n’était pas en neige injectée et c’est sur cette zone là que les cadreurs étaient autorisés à aller. Nous devions enregistrer des phrases écrites dans le scénario, mais je l’entendais me dire « Nan mais là ne viens surtout pas, c’est de la glace vive, je tiens à peine… », d’ailleurs au final toute la scène du repérage est entièrement « live » et les réactions d’Enak sont ses vraies réactions.
Juste pour donner une idée, en étant sur le bord de la piste avec des skis de géant entièrement préparés et affutés par le technicien de l’équipe de france, j’avais du mal à m’arrêter en dérapage…


C’est quand on est au milieu d’une piste en neige injectée comme ça qu’on se rend compte à quel point les skieurs sont des mutants… ! 

 

Franck Piccard en tenue des JO 1992 au milieu de la foule


Ajouter un commentaire




Poster

You're visiting the Canadian section of Julbo.com.
If you'd like to visit the USA section, click below.

CANADA USA